
Nom civil : Claude Chabrol
Réalisateur
Né(e) le : 24 Juin 1930 à Paris
Biographie : Ses débuts Après des études de droit et de lettres, Claude Chabrol participe à l'aventure des Cahiers du Cinéma aux côtés de François Truffaut et Jacques Rivette. Grâce à son premier mariage avec une riche héritière, il trouve les financements nécessaires pour fonder sa société de production et pour réaliser Le Beau Serge, son premier long métrage avec Jean-Claude Brialy. En grande partie autobiographique, ce film-clé de la Nouvelle Vague remporte un beau succès public et critique.Sa carrière Avec son deuxième opus, Les Cousins, Ours d'or à Berlin en 1959, Claude Chabrol entame une longue et fructueuse collaboration avec sa muse et seconde femme, l'actrice Stéphane Audran, qu'il dirigera à 23 reprises. Après une série de films ambitieux comme L… Pluses Bonnes Femmes, L'Oeil du malin, Landru ou encore le parodique Le Tigre aime la chair fraîche, le cinéaste, à la fin des années 60, revient à des oeuvres plus personnelles. Ainsi, avec La Femme infidèle, Que la bête meure ou Le Boucher qui font la part belle à Jean Yanne et Michel Bouquet, deux de ses acteurs fétiches, Claude Chabrol règle ses comptes avec la bourgeoisie de province et ses faux-semblants à travers des récits de crimes et d'adultères. En 1972, il connaît l'un de ses plus grands succès avec le satirique Docteur Popaul, alias Jean-Paul Belmondo, puis contribue bientôt à révéler le talent de l'actrice Isabelle Huppert en lui confiant le rôle de Violette Nozière. Dans les années 80, le réalisateur tourne une série de polars dressant des portraits caustiques et cyniques interprétés par des acteurs de renom : Michel Serrault dans Les Fantômes du chapelier, Jean Poiret dans Poulet au vinaigre et Inspecteur Lavardin, Jean-Pierre Kalfon dans Le Cri du hibou et Philippe Noiret dans Masques. Par la suite, c'est pourtant avec de grands personnages de femmes que le cinéma de Chabrol trouve un nouveau souffle. Si le metteur en scène offre à Marie Trintignant son plus beau rôle dans Betty, c'est à Isabelle Huppert qu'il fait appel pour Une affaire de femmes, Madame Bovary ou encore La Cérémonie qui, entre peinture sociale et étude de cas clinique, constitue un sommet de l'art chabrolien. Le maître s'intéresse ensuite à la jeunesse, dirigeant Benoît Magimel à trois reprises dans La Fleur du mal, La Demoiselle d'honneur et La Fille coupée en deux. En 2008, alors qu'il fête ses 50 ans de carrière, il fait tourner, pour la première fois, le monstre sacré qu'est Gérard Depardieu dans Bellamy. Une rencontre au sommet pour ce qui restera le dernier film de Claude Chabrol... Réalisateur emblématique particulièrement apprécié pour son humour et son côté bon vivant, ce géant du cinéma français s'éteint le 12 septembre 2010, à l'âge de 80 ans, laissant derrière lui une impressionnante filmographie. Fermer


