
Ali, Kwita, Omar et Boubker sont des enfants des rues de Casablanca. Ils vivent sur le port depuis qu'ils ont quitté Dib et sa bande, car Ali veut partir faire le tour du monde et trouver « l'île aux deux soleils ». Mais alors que les quatre garçons affrontent la bande de Dib, Ali est tué à coups de pierre. Dès lors, ses trois amis ne poursuivent qu'un seul but : offrir des funérailles digne de lui à leur « prince » défunt.

Deuxième long-métrage du metteur en scène Nabil Ayouch, Ali Zaoua, prince de la rue rend compte de la vie des enfants des rues. Sans manichéisme ni sensiblerie, le réalisateur évite l'écueil du plaidoyer condescendant et larmoyant. Il opte pour un traitement narratif proche du conte et de la parabole poétique, en prenant appui sur le point de vue des enfants eux-mêmes et sur leurs rêves d'évasion. Un portrait édifiant mais lyrique et émouvant de l'intimité des ces jeunes livrés à la misère, à l'incertitude et à la violence.