
Jellel aspire à une vie meilleure, il rêve de travail et d'argent, il rêve de la France, son Eldorado. Il s'embarque clandestinement pour le pays de toutes les chances, candide, voulant tenter sa chance de l'autre coté de la méditerranée. Mais au fil des rencontres, de foyers en associations, c'est le Paris des pauvres que Jellel va découvrir. Un Paris marginal, porté par la solidarité des plus miséreux.

En raflant quatre prix aux Césars 2005 pour son film L'Esquive, le réalisateur Abdellatif Kechich a marqué le cinéma français en proposant un regard réaliste sur les problèmes liés à l'intégration des immigrés en France. Son premier long-métrage, La faute à Voltaire, évoque l'image magnifiée d'une France d'espoir et pointe du doigt les conditions de vie difficiles du Paris des pauvres, et filme le parcours fait de désillusions d'un héros au regard contemplatif et naïf, interprété par Sami Bouajila.