
Engagée comme femme de chambre chez les Monteil, Célestine observe les petits travers de chacun : la fringale sexuelle de Monsieur, le refoulement aigri de Madame, le fétichisme raffiné du beau-père. Lorsqu'une petite fille, Claire, est violée et assassinée, Célestine soupçonne Joseph, l'intendant, et tente de le faire arrêter.

Premier film de la dernière période du metteur en scène espagnol Luis Buñuel, Le Journal d'une femme de chambre est l'adaptation d'un roman d'Octave Mirbeau. Un roman qui se déroulait à la fin du XIXe siècle, transposé en 1928 pour l'occasion. Le réalisateur de Un Chien andalou ou encore de Belle de jour dépeint une bourgeoisie provinciale, décrépite et impuissante, au moment où l'antisémitisme et le nationalisme émergent, et cherche à saisir l'essence des êtres à travers leurs dégradations dans un drame noir au coeur de la France fascisante de l'entre-deux-guerres.