
Un employé dans une petite banque d'affaires détourne astucieusement de l'argent afin de produire un film pour celle qu'il aime. Pris la main dans le sac au stade de la postproduction, l'informaticien explique au conseil d'administration médusé, que la banque est propriétaire du négatif. Devant l'ampleur de la perte, les banquiers, contraints et forcés, décident de finir le film et d'assumer leur nouvelle diversification dans le cinéma. La spirale est enclenchée, elle entraînera la joyeuse bande de New York à Hollywood. Pendant ce temps, l'informaticien zélé, dernier idéaliste dans un monde de requins, courtise toujours sa bien-aimée...

L'acteur et réalisateur Guy-Philippe Bertin, à la fois devant et derrière la caméra, dresse un tableau truculent et satirique du monde impitoyable du 7ème art. Banquiers, Majors, grands studios hollywoodiens, rien n'est épargné. Les références tombent à point et les petites phrases sonnent toujours justes, nous rappelant que le metteur en scène connaît par coeur ce milieu, où la réalité dépasse souvent la fiction. Entre fable et satire, drôlerie et sentiment, une comédie aussi décalée qu'irrésistible.