
Bob Harris, acteur légèrement has-been, se rend à Tokyo pour tourner une publicité pour un whisky japonais. Il sait qu'il ferait mieux d'être chez lui avec sa famille, ou de jouer au théâtre ou bien de travailler à relancer sa carrière au cinéma, mais il a besoin d'argent, et sans doute aussi d'échapper un moment à ce qui fait sa vie. Des fenêtres de son hôtel ultra-moderne, il contemple la ville mais ne la voit pas. Il est ailleurs, détaché, incapable de s'intégrer à la réalité qui l'entoure, incapable également de dormir à cause du décalage horaire. Dans le même hôtel, Charlotte, une jeune Américaine fraîchement diplômée et mariée, accompagne son époux, photographe de mode très sollicité, surtout trop pour avoir du temps à passer avec elle. Charlotte tue le temps dans sa chambre à longueur de journées. Elle remarque Bob qui traîne au bar de l'hôtel. Un soir, ils entament la conversation.

Simple, poétique, touchant, subtil, désopilant par moments, d'une émouvante mélancolie à d'autres, Lost in Translation est un film qu'on ne peut qu'aimer, dont la grâce, l'humour et l'élégance figurent parmi les plus belles émotions de cinéma de ces dernières années. Bill Murray (Un jour sans fin, Charlie's Angels) y est irrésistible, tandis que Scarlett Johansson (La Jeune fille à la perle) s'impose comme la nouvelle étoile du cinéma hollywoodien.