
A la fin de l'année 1942, les armées d'Hitler s'avancent très loin en territoire soviétique. Leur objectif principal est Stalingrad. Face à une résistance russe acharnée et victime d'un hiver terrible, la VIe Armée subit de lourdes pertes. Pendant qu'Hitler clame victoire à la radio, ses hommes comprennent que la ville va devenir pour eux un enfer d'acier et de sang. Un combat cruel et désespéré pour leur survie.

Stalingrad du réalisateur Joseph Vilsmaier ne se résume pas à la mise en scène de la célèbre bataille mais s'inscrit de manière impressionnante dans la grande tradition du film antimilitariste. En seulement deux heures, ce long-métrage épique condense une somme d'informations monumentale et apporte un point de vue inédit sur ces enjeux historiques. Joseph Vilsmaier propose ici une reconstitution à couper le souffle. Il parvient, dans les interstices de son récit, à capter des émotions rares : la peur au ventre, l'urgence vitale, la fausse robustesse des uns et la couardise des autres. Metteur en scène consciencieux, Joseph Vilsmaier joue la carte du réalisme en organisant chaque scène sans tricher, avec la détresse nue de ses personnages comme étendard dans un admirable film de guerre qui ramène son sujet à une échelle humaine et sensible.