
C'est au début des années 50, dans la continuité du néoréalisme rose d'après-guerre, qu'est née la « commedia all'italiana ». Un genre qui, en évoquant de manière habile les aspects sociaux, culturels, économiques et politiques d'une Italie en pleine mutation, fait la part belle à la satire, l'ironie et la farce. Fonctionnant d'abord sur la présence des acteurs, la comédie italienne met en scène des personnages caractéristiques, frôlant parfois la caricature, pour devenir la représentation d'un rapport de classe ou d'un comportement social. Ainsi, sous la direction de cinéastes aussi prestigieux que Luigi Comencini, Dino Risi, Ettore Scola, Vittorio De Sica et Federico Fellini, on retrouve Alberto Sordi en « Italien moyen », lâche et indolent, ou encore Vittorio Gassman en matamore, dragueur et menteur. Grâce à des scénarii toujours plus inventifs, la comédie italienne regarde le monde avec un humour toujours plus grinçant dans sa critique des moeurs transalpines,