
Après le braquage d'un fourgon blindé, José, Farouk et Réza se réfugient dans une planque de 13m². Enfermés avec l'argent, la conscience salie, les liens et les caractères des trois amis se révèlent au fil des mensonges et des conflits qu'engendre cette situation oppressante. Chaque sortie dans le monde réel se présente désormais comme une menace, arriveront-ils à déjouer leur destin et à prendre un nouveau départ ?

Premier film du réalisateur Barthélémy Grossmann, 13m2 s'inscrit dans la lignée des longs-métrages tels que Banlieue 13 ou La Haine. Des films où la misère et le désoeuvrement conduisent inévitablement à un destin funeste. Ici, c'est l'engrenage fatal qui est mis en scène, et ce cercle vicieux où les conditions de vie poussent à la délinquance dans l'espoir illusoire de s'en sortir. Impressionnant lorsqu'il fait l'acteur, Barthélémy Grossmann l'est tout autant derrière la caméra. Réalisé avec peu de moyens mais entièrement tourné en Cinémascope, ce huis clos étouffant distille comme rarement tensions et paranoïa, transpirant l'enfermement à chaque plan, dans une banlieue hermétiquement close.