
Eva contrôle sa vie, entre son travail d'infirmière, son rôle d'épouse et de mère. Un jour, elle retrouve Tomasz, une ancienne connaissance. Après quelques nuits torrides avec Eva, Tomasz reprend l'avion, ramenant chez lui des photos très compromettantes à l'évocation desquelles rien ne sera plus jamais pareil. Sonja, caissière dans une épicerie, est maladivement jalouse de son mari Marco, et elle a toutes les raisons de l'être. Elle pense qu'un bébé pourrait tout changer. Nicole a divorcé d'Alex, un agent immobilier et il n'y a plus de place pour lui dans sa nouvelle vie de mère célibataire. L'impuissance d'Alex à changer la situation se heurte toujours aux mêmes obstacles : ignorance et arrogance, et pour finir la haine et la violence.

Antares, c'est d'abord le nom d'une étoile de la constellation du Scorpion, signe du zodiaque associé à la passion et à la sexualité. On comprend dès lors que le long-métrage du réalisateur autrichien Götz Spielmann n'aura rien d'une comédie mièvre sur l'amour. L'Autriche dépeinte ici n'est guère reluisante et la vision qu'a le réalisateur des hommes et de l'amour, de sa capacité à les détruire, est pour le moins pessimiste. Sa réalisation clinique et soignée en est la parfaite expression, servie par des comédiens qu'on sent très investis. Götz Spielmann, ne cherche ici ni à choquer, ni à donner de leçons, il se pose simplement en observateur attentif des comportements amoureux.