
Jean-Baptiste était peintre et homosexuel. Il se savait malade et voulait absolument être enterré à Limoges, déclarant ouvertement à ses proches : « et bien, ceux qui m'aiment prendront le train ! ». Tout commence dans le train où les amants, les maîtresses et les amis de Jean-Baptiste se retrouvent. Certains se jalousent, d'autres se détestent, et ceux qui s'aiment n'osent pas se le montrer. Après les obsèques, tout le monde va se retrouver dans la maison du défunt et de vielles rancoeurs vont ressurgir.

Le réalisateur de La Reine Margot, Patrice Chéreau, embarque une belle brochette de comédiens, Jean-Louis Trintignant en tête, pour un drame intimiste remarquable. Ceux qui m'aiment prendront le train, c'est la journée d'une dizaine de personnages meurtris, obligés de se confronter les uns aux autres. Des personnages dépassés par des questions existentielles que la sagesse du défunt faisait oublier dans un film résolument touchant et humain.