
Evocation de la vie d'Ed Wood, réalisateur considéré de son vivant comme le plus mauvais de tous les temps, aujourd'hui adulé et vénéré par des milliers d'amateurs de bizarre et de fantastique à travers le monde. Après la Seconde Guerre mondiale, le jeune Edward Wood s'installe à Hollywood pour se consacrer à sa passion du cinéma. Lorsqu'il entend parler d'un projet sur la vie de Christine Jorgensen, célèbre transsexuel, il contacte le producteur George Weiss, président d'une petite compagnie spécialisée dans les séries B, et réussit à le convaincre de lui confier le film en lui avouant que, depuis son enfance, il s'habille en femme...

Dans les années 50-60, Ed Wood, immortel ambassadeur du nanar, était néanmoins l'une des figures les plus emblématiques d'Hollywood. Avec ce biopic en noir et blanc, le réalisateur Tim Burton rend un hommage émouvant et plein de poésie à ce personnage haut en couleur et à la naïveté enfantine, brillamment interprété par son acteur fétiche Johnny Depp. On y découvre les manies de l'homme et notamment sa passion pour les pulls angora, son enthousiasme indéfectible et son amitié avec l'acteur Bela Lugosi, campé par un admirable Martin Landau. Une parabole qui renvoie aux liens que Tim Burton entretenait avec le comédien Vincent Price, l'un des grands noms du cinéma fantastique d'après-guerre.