
Paris, Mai 68. Alors que la Cinémathèque française est fermée et que les évènements commencent à éclore, Théo et Isabelle invitent, durant les vacances de leurs parents, Matthew à venir vivre chez eux. Commence dès lors un jeu, visant à explorer certaines contrées du cinéma et de la sexualité.

Innocents s'impose comme la première fiction sur mai 68. L'objectif n'étant pas la reconstitution fidèle, ni la nostalgie, mais plutôt l'expression de l'esprit de ce mois de Mai. Le cinéaste Bernardo Bertolucci choisit donc l'intime, le huis-clos sensuel pour exprimer l'essence d'une révolution. Car pour le metteur en scène du sulfureux Dernier Tango à Paris, Mai 68 fût surtout une révolution sexuelle, et ses personnages en feront l'expérience. Dépucelage, triolisme, ivresses, ces trois rêveurs vivent leur nouvelle liberté sans tabous ni scrupules, tandis que Bertolucci filme leurs corps avec un tel naturel, qu'on en oublierait presque leur nudité.