
Lorsque sa soeur Agnés, d'un an son aînée, s'en va en pension, Betty se retrouve seule entre ses parents, Régis et Mado, en pleine séparation et Rose, une gouvernante presque muette. C'est alors qu'Yvon franchit le grand mur séparant le jardin familial de l'asile dont Régis est le directeur. Attendrie par sa fragilité, Betty cache Yvon plusieurs jours durant dans la cabane à vélo du jardin. Elle lui confie tout ce qu'elle a sur le coeur, bien décidée à faire de lui son meilleur ami et son confident. Yvon communique à peine. Pourtant, peu à peu, un lien de confiance, puis une sorte d'amitié se tissent entre eux.

Je m'appelle Elisabeth ou quand une petite fille quitte le monde de l'enfance pour celui des adultes. Tel un conte de fées décalé, le long-métrage du réalisateur Jean-Pierre Améris, adaptation du roman d'Anne Wiazemsky, est une oeuvre fantastique, où se mêlent habilement merveilleux et peurs enfantines. Un film qui explore cette période de la fin de l'enfance, où les jeux les plus anodins se teintent d'une idée nouvelle, celle de la mort. Un film au charme délicat, porté par la justesse des acteurs et la mise en scène enlevée du réalisateur Jean-Pierre Améris.