
M. Gastié-Leroy, patron d'une usine d'armement qui fournit tous les ennemis du monde, n'a aucun souci à se faire. Les affaires se portent à merveille. Quant à Pierre, son fils, il a un avenir tout tracé : il sera PDG. C'est du moins ce qu'il croit. Car Pierre, doux rêveur un peu farfelu qui déteste les armes, a d'autres idéaux. Il a décidé d'être éducateur social et tente de remettre des petits malfrats dans le droit chemin. Un choix de vie qui sèmera forcément la zizanie dans l'entourage d'un père peu scrupuleux...

Après Le Distrait (1970) et Les Malheurs d'Alfred (1972), Je sais rien mais je dirai tout (1973) marque le troisième passage derrière la caméra du comédien Pierre Richard. L'acteur comique signe là une tendre comédie satirico-sociale sur les différences hiérarchiques, le pouvoir et ces puissances qui nous gouvernent. Tout y passe : l'armée, l'église, l'administration, la police... Le tout dans un esprit bon enfant bien sûr. En incarnant un fils de riche qui refuse sa situation sociale, le roi du burlesque met en scène sa propre vie puisqu'il a préféré devenir acteur plutôt que reprendre l'entreprise de son père fortuné. Un père ici interprété par le regretté Bernard Blier, figure du cinéma français que Pierre Richard idolâtrait et qui fut son partenaire à plusieurs reprises, notamment dans Le Grand Blond avec une chaussure noire.