
A l'aube de la Révolution Française, Grace Elliot, écossaise résidant à Paris, fait la connaissance du Duc d'Orléans, cousin du monarque Louis XVI. Le Duc est acquis à la cause républicaine, alors que Grace est solidement attachée à la monarchie. Leurs affrontements idéologiques et politiques vont être le terreau d'une magnifique amitié.

Un éblouissement graphique, sensoriel et verbal, regorgeant de créativité technique et de d'invention picturale, une oeuvre profonde, émouvante et somptueuse, qui a suscité une véritable unanimité auprès du public comme des critiques lors de sa sortie en salles. Eric Rohmer, considéré comme le plus littéraire des réalisateurs français, prouve aussi qu'il compte également parmi les plus visuels, en conviant le peintre Jean-Baptiste Marot à créer des décors sur toiles éclatants et envoûtants, intégrés à l'image grâce aux techniques de vidéo numérique les plus avancées. Car L'Anglaise et le Duc, à l'instar de Vidocq, a été tourné entièrement en numérique, preuve qu'un auteur aussi reconnu que celui du Genou de Claire, des Contes moraux, des Contes des quatre saisons, de Perceval le Gallois, de L'Arbre, le maire et la médiathèque, du Rayon vert ou de L'Amie de mon amie ne refuse pas pour autant l'adoption de procédés nouveaux et les bouleversements stylistiques qui peuvent en découler. Un des plus beaux films français de 2001, servi par l'interprétation virtuose de Jean-Claude Dreyfus (Delicatessen, La Cité des Enfants perdus) et de la jeune comédienne britannique Lucy Russel.