
Après huit années de prison suite au cambriolage d'une bijouterie, Jacques Darnay retrouve la liberté et sa maîtresse Clarisse. Harcelé par la police qui le soupçonne de chercher à récupérer les diamants du casse, il est pris en chasse par des gangsters qui en veulent, eux aussi, au magot. Clarisse est assassinée à sa place. Darnay sort ses griffes.

Delon devant et derrière la caméra pour un rôle à sa pleine mesure et une vraie réussite de réalisateur. Un homme fatigué, usé par la prison, aspirant à la tranquillité, devient la cible d'un gang sanguinaire et décide de reprendre les armes. Alain Delon, pour sa seconde réalisation, signe un polar dense et riche en action, tout en faisant preuve d'une justesse et d'une sensibilité remarquables dans le portrait de son héros, authentique et touchant. Après Pour la peau d'un flic, Alain Delon produit, scénarise, réalise et interprète ce Battant. Il en résulte un des meilleurs polars de la star, bien supérieur à son premier film : Delon y explore des possibilités de « son » personnage, jusque-là entrevues ou bien ignorées dans ses films d'action des années 70-80. Juste après, l'acteur renouera d'ailleurs avec un type de films qu'il avait quelque peu délaissé, avec Volker Schlöndorff (Un amour de Swann) et Bertrand Blier (Notre histoire), avant de revenir triomphalement au cinéma populaire dans Parole de flic en 1985.