
Après la découverte de la nature, le jeune Marcel ne rêve plus qu'à retourner sur ses chères collines. Ce qui n'arrange pas sa préparation des bourses qu'il obtient tout de même. La famille prend l'habitude de retourner tous les samedis à la campagne. Marcel y découvre l'amour avec Isabelle. Plusieurs personnages pittoresques marquent à jamais sa mémoire : Bouzigue, surveillant du canal, et un gardien ivrogne accompagné d'un molosse nommé Mastoc...

Avec Le Château de ma mère, le réalisateur Yves Robert adapte le roman éponyme de Marcel Pagnol, et la seconde partie des souvenirs d'enfance de l'écrivain, consacrée à Augustine, sa mère. Entre légèreté, tendresse et amertume, Yves Robert réalise une chronique tendre, filmant la Provence et ses paysages avec une naïveté et un émerveillement qui furent sans doute ceux du jeune Marcel. Un zest de garrigues, une pincée de tendresse, le tout baigné du soleil provençal, Yves Robert ne change rien à la recette savoureuse de son premier opus, La Gloire de mon père, et réalise une charmante partie de campagne.