
New York 1953. Bill Lee, junkie repenti est exterminateur et passe ses jours à occire les insectes pullulant dans les bas quartiers. Son épouse, Joan, s'injecte cette poudre dans les veines et connaît des extases ineffables. En proie à des hallucinations qui lui font voir un insecte géant et tyrannique, Bill consulte un charlatan qui lui fait prendre une poudre à base de centipèdes brésiliens. En proie au délire, il tue son épouse accidentellement et prend la fuite en Afrique du Nord.

Unanimement considéré comme un maître de l'horreur, le cinéaste David Cronenberg n'a eu de cesse de surprendre la critique comme le public tout au long de sa filmographie. Avec Le Festin nu, mené par l'époustouflant comédien Peter Weller, Cronenberg ne déroge pas à la règle et livre un authentique manifeste à la gloire de son esthétique troublante. Libre adaptation de l'ouvrage à la fois culte et dérangeant de l'écrivain William S. Burroughs, ce long métrage inclassable illustre avec une force inouïe la spirale de la toxicomanie et l'enfer de la dépendance. Une oeuvre hypnotique dont vous ne ressortirez pas indemnes, et sans nul doute, l'un des meilleurs films jamais réalisés sur l'angoisse de la page blanche.