
Jeune fille solitaire, Anne Frendo s'adonne à la contemplation de paysages qu'elle peint et qui dessinent le décor de sa vie : la lumière et les couleurs du sud de la Tunisie, en 1943. Dans leur grande propriété plantée d'oliviers, son père veille sur elle avec une tendresse inquiète. La santé d'Anne est aussi délicate que ses aquarelles. Un matin, dans le paysage qu'elle est en train de peindre, elle découvre un soldat français mort. Anne le retrouvera, vivant, dans un autre songe, sur les rives du Nil, plongé dans les dangers de l'espionnage militaire...

Une histoire simple comme une histoire d'amour. Voilà le départ de ces Amants du Nil. Il fallait une tonalité nostalgique et le réalisateur Eric Heumann l'a bien compris en le tournant entièrement en studios. Une reconstitution parfaite, mais ici, il ne s'agit pas de faire croire aux décors en carton pâte, seulement de naviguer dans le rêve comme au bon vieux temps du cinéma des années quarante.