
1962 : les accords d'Evian entérinent l'indépendance du peuple algérien. Dans un lycée du sud-ouest de la métropole débarque Henri, le pied-noir exilé, celui par qui le scandale va arriver. Militant haineux envers les traîtres de Francaouis et les communistes, il sème l'agitation dans un petit monde jusque-là à l'abri des troubles du dehors...

Commande pour une série de téléfilms produits par Arte, Les Roseaux sauvages s'avère être l'un des films les plus personnels du cinéaste André Téchiné. Sur fond de guerre d'Algérie, l'auteur de Ma saison préférée pose un regard tendre et nostalgique sur la jeunesse du début des années 60, abordant avec délicatesse des thèmes qui lui sont chers comme les premiers émois amoureux, la découverte de l'homosexualité, la famille... Réflexion sensible sur les tourments de l'adolescence, cette oeuvre limpide et sensuelle, après un passage remarqué au Festival de Cannes en 1994, fut récompensée par quatre César, dont celui du Meilleur jeune espoir féminin pour Elodie Bouchez, la révélation du film.