
Ida n'a pas 15 ans, lorsque par miracle, sur la rampe de Birkenau, elle prend la « bonne » file. Violette séparée à la descente du train de son père et sa mère qu'elle ne reverra plus, vient d'avoir 18 ans lorsqu'elle pénètre dans le camp d'Auschwitz. Isabelle, 15 ans est sauvée par un déporté qui lui dit d'aller à gauche au bout du quai.
Ce sont des survivants, les uns déportés « raciaux » selon la terminologie, les autres « politiques » et parfois les deux ensemble, juif et résistant. Soixante ans après, les mots issus d'une mémoire intacte, étonnamment précise, racontent ce que furent pour eux les derniers mois des camps dans cette période d'agonie du IIIème Reich.