
1985. Salomé Lerner vient d'écrire un livre sur sa vie. Elle passe à la télévision dans l'émission littéraire Apostrophes de Bernard Pivot, et celui-ci imagine aussitôt le film qu'on pourrait en faire. Un film tout en musique. Car, en la personne d'un jeune pianiste, Salomé croit revoir son frère, pianiste lui aussi, et disparu en 1943 dans un camp de concentration...

Partir, revenir, mourir et se réincarner, telle est la philosophie qui sert de trame narrative à ce long-métrage du réalisateur Claude Lelouch. Un film humaniste dans lequel les destins individuels se mêlent aux grands drames de l'Histoire. Une caméra virevoltante, le fameux concerto n°2 pour piano de Rachmaninov et une distribution exceptionnelle composée des acteurs Michel Piccoli, Richard Anconina et Annie Girardot. Il n'en fallait pas plus pour faire de Partir, revenir l'un des films les plus personnels et les plus aboutis du réalisateur d'Un homme et une femme.