
Tout en nous promenant dans les salles de pachinko, les stands d'entraînement de golf, dans des cimetières où les enfants jouent au base-ball et des squares où des adolescents dansent le rock, Wenders distille les impressions d'un homme qui, depuis longtemps, rêvait de ce pèlerinage sur les lieux où vécut l'un des ses maîtres : le réalisateur japonais Yasujiro Ozu.

Avec ce journal filmé, le cinéaste Wim Wenders souligne tout ce que sa filmographie doit au mythique cinéaste japonais Yasujiro Ozu. Il réalise un long-métrage hommage, qui n'est ni un documentaire, ni une fiction, mais plutôt un émouvant carnet de voyage sur Tokyo. Tokyo-Ga, c'est la chronique d'un promeneur européen fasciné, habilement mise en parallèle avec l'oeuvre d'Ozu, observateur privilégié du déclin de l'identité japonaise. Disciple sur les traces de son maître, WimWenders pousse le raffinement jusqu'à l'extrême : filmant une rue telle qu'il la voit, puis telle que la filma Ozu dans une belle histoire de regard croisés.