
Un dimanche, vers la fin de l'été 1912. M. Ladmiral est seul dans sa grande maison de campagne. Seul avec sa fidèle domestique Mercédès. Seul avec le souvenir de sa femme disparue il y a déjà quelques années. Seul avec ses tableaux, qui ont fait de lui un peintre connu. Mais au seuil de cette belle journée de fin de saison, M. Ladmiral s'apprête à partir pour la gare où il va accueillir comme d'habitude son fils, sa fille et ses trois petits-enfants : Émile, Lucien et Mireille...

Avec Un dimanche à la campagne, adapté d'un roman de Pierre Bost, le réalisateur Bertrand Tavernier signe son film le plus sensible, le plus personnel, et peut-être le plus abouti. Une histoire de famille poignante qui rassemble un père au soir de sa vie, son fils et sa fille, en une galerie de personnages à la fois si proches, et pourtant si loin les uns des autres. Un long-métrage qui valut au réalisateur d'obtenir le Prix de la mise en scène à Cannes. Un film dans lequel la comédienne Sabine Azéma exprime toute sa fougue et son talent, récompensés pour l'occasion par le César de la Meilleure actrice. Au-delà de la reconstitution des années folles, le film de Bertrand Tavernier parvient à saisir comme rarement à l'écran tous ces petits riens qui font un grand bonheur : du simple verre d'eau fraîche, au poulet du dimanche, en passant par la sieste sur le divan ou l'absinthe de la guinguette...