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PARTIR de Catherine Corsini

Dix ans après La Nouvelle Eve, Catherine Corsini retrouve Sergi López pour un drame sensuel et poignant avec une Kristin Scott Thomas transfigurée qui se laisse emporter par une passion dévastatrice.

Suzanne, la quarantaine, mène une vie bourgeoise et sans relief. L'attirance violente qu'elle éprouve pour un ouvrier va bouleverser son existence...

De la carrière de la cinéaste Catherine Corsini, on connaissait deux facettes : celle légère du film La Nouvelle Eve, et celle plus sombre de La Répétition. Avec Partir, la réalisatrice a décidé d'allier ces deux dimensions et livre le récit d'une passion amoureuse, aussi tragique que revigorante. Sur la trame classique de l'adultère et de l'infernal triangle amoureux, Catherine Corsini réussit à entrechoquer avec fracas guerre des sexes et lutte des classes, signant au passage une charge en règle contre une société qui discrimine les catégories les plus vulnérables. Littéralement habité par les comédiens Yvan Attal, Sergi López et une étonnante Kristin Scott Thomas, Partir mêle ainsi suspense, drame passionnel et chronique sociale pour un thriller amoureux aussi subtil que sensuel.

Bouche à oreille

La critique de la semaine

BOURRIN QUI S'ASSUME

"Alors que la plupart des films de super-héros jouent sur le second degré, les clins d'oeil et les références (Spiderman, Iron Man), Wolverine revendique son 1er degré : pas de message, pas d'humour, rien que Wolverine pas content qui grimace en cassant tout sur son passage. L'imaginaire "comics" est respecté à 100% : poses théâtrales, saillies spirituelles, destruction de décor. Soit on est fan et on aime, soit on éteint vite son écran. Il est juste dommage que le manque de moyens soit parfois trop visible, dans les décors un peu cheap ou les effets numériques mal intégrés."

[Critique de Le Bosco]



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Comptable modèle à Cleveland, William Blake devient tueur malgré lui, lancé dans une fuite éperdue à travers l'Ouest sauvage...

En 1995, Jim Jarmusch signe avec Dead Man un voyage initiatique envoûtant, intensément habité par Johnny Depp et ses partenaires, Gary Farmer, Lance Henriksen ou encore John Hurt. Armé d'une magnifique photographie noir et blanc, le génial réalisateur de Stranger Than Paradise et Ghost Dog détourne ici les recettes du western pour mieux distiller une ambiance onirique et décalée dans une oeuvre ouvertement métaphysique, à la fois drôle et morbide. Un pur bijou d'indépendance artistique, considéré par beaucoup comme le plus beau film de Jim Jarmusch.

DEAD MAN de Jim Jarmusch