
Agée de douze ans, Paï est la petite fille du chef. Celui-ci doit trouver le garçon qui sera digne de devenir son successeur. Paï se sent dotée des qualités requises pour devenir chef Maori, mais son grand-père, parce qu'elle est une fille, refuse de l'initier. Elle devra alors apprendre en cachette les rituels, qui lui permettront de se montrer à la hauteur du légendaire Whale Rider, le cavalier des mers.

Un dur constat que celui dressé par le réalisateur Niki Caro sur la situation des Maoris en Nouvelle-Zélande. Mais avec Paï, le réalisateur a délibérément choisi de ne pas s'appesantir sur l'aspect social, pour se concentrer sur le mythe, placé au coeur de son récit. Emaillé d'images magnifiques et noyé dans les tons bleus et verts, le film illustre comme jamais, la fusion de l'océan et de la terre. Niki Caro promène ici un regard poétique, émerveillé par cette petite fille qui essaye d'exister dans une société dominée par les hommes. L'aisance et le naturel de la jeune actrice Keisha Castle-Hughes sont époustouflants, mais le personnage principal reste l'océan, mère nourricière et puissante où tout commence et tout finit.