
En vacances avec sa mère et ses demi-soeurs, avec lesquelles il ne s'entend pas, le jeune Chuck a d'autres soucis. Il désire ardemment intégrer l'académie militaire pour suivre les traces de son père disparu. Mais il a échoué à l'examen d'entrée et ne sait comment se préparer à la session de rattrapage. Il rencontre Justin McLeod, un ancien professeur au visage atrocement défiguré, qui vit en reclus, rejeté par la société.

Pour ses premiers pas derrière la caméra, l'acteur et réalisateur Mel Gibson signe un conte initiatique poignant, véritable drame intimiste bien loin de ses fresques épiques Braveheart ou encore Apocalypto. Porté par la qualité d'interprétation de ses deux comédiens principaux, le jeune Nick Stahl et un Mel Gibson rendu méconnaissable par le maquillage, L'Homme sans visage tisse une émouvante histoire d'amitié, et aborde avec finesse un thème cher au réalisateur : le dépassement de soi. Fable contemporaine, entre réalité et fantasme, ce premier long métrage se distingue par la sobriété et l'efficacité de sa mise en scène, entièrement au service d'un récit aussi onirique qu'émouvant.