
Jake, descendant d'esclaves noirs, passe ses soirées à boire ou à se bagarrer au pub. Il brutalise sa femme Beth et provoque la révolte de son fils ainé, Nig. Pour défendre sa mère, ce dernier rejoint le gang Toa qui a remis à l'honneur les rites des guerriers Maoris.

Avec L'Ame des guerriers, le cinéaste néo-zélandais Lee Tamahori signe un film d'une violence rare, une oeuvre coup de poing assénée sans complaisance ni inhibition. En jetant une lumière crue sur une frange méconnue de la population néo-zélandaise, le réalisateur énumère le catalogue des petites et grandes misères de la communauté Maori. Entre alcoolisme, violence, chômage et guerre des gangs, L'Ame des guerriers permet, sur fond de chronique familiale, une incursion impitoyable dans l'univers des guerriers maoris. Une incursion célébrée dans de nombreux festivals par plus de vingt prix internationaux.