
Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?

S'il ne faut pas révéler les raisons qui poussent le héros du film de Jean Becker à envoyer valser son existence, ce n'est pourtant pas dans ce suspense mystérieux que réside l'essentiel du film. Adapté du roman éponyme de François D'Epenoux, Deux jours à tuer exprime avec une intensité rare, le besoin impérieux de son réalisateur à graver dans la pellicule, son amour de la vie et son angoisse profonde du vide. Un long métrage poignant et sincère, littéralement habité par les comédiens Albert Dupontel, Pierre Vaneck et Marie-Josée Croze.