
Malibu Beach, Californie, été 1962. La jeunesse estudiantine surfe et flirte à qui mieux mieux dans une ambiance décontractée. Florence, une adolescente complexée, découvre dans un drive-in le cadavre d'une jeune étudiante. Victime de trous de mémoire réguliers, elle ignore ce qu'elle faisait au moment du crime. Afin de se changer les idées, Florence sympathise avec un groupe de surfeurs et séduit leur chef Kanaka, qui découvre en elle une personnalité dévergondée et agressive. Rapidement d'autres surfeurs sont retrouvés morts dans d'étranges circonstances...

Psycho Beach Party, bien que s'inscrivant dans la lignée des parodies de genres cinématographiques moribonds qui ont fleuri dans les années 80 et 90, s'en démarque totalement par son côté délirant et par le type même de son humour : il transpose simplement les effets les plus datés des beach movies, films pour teenagers des années 50-60 oscillant entre la série B et Z, profitant du décalage produit par ces procédés de facture désuète. Il en résulte un film très curieux et très dynamique, nullement passéiste, qui restitue pourtant à merveille l'ambiance de l'époque en jouant sur les couleurs, les décors et la fantastique BO, sans oublier le look et le jeu outrancier des acteurs. Robert Lee King démontre que les films à micro budget des sixties ont en eux-mêmes un fort potentiel comique, utilisé ici comme base amplifiant les effets d'un scénario incroyable combinant théories psychanalytiques discutables et tueur en série déjanté. un régal !