
Des étudiants en cinéma tournent, dans une forêt, un film d'horreur à petit budget, lorsque la nouvelle tombe au journal télévisé : partout dans le pays, on signale des morts revenant à la vie. Témoins de massacres, de destructions et du chaos ambiant, ils choisissent alors de braquer leurs caméras sur les zombies et les horreurs bien réelles auxquels ils sont confrontés afin de laisser un témoignage de cette nuit où tout a changé.

Le génial réalisateur George A.Romero (La Nuit des morts-vivants, Zombie) a toujours su, et ce depuis ses débuts, faire rimer film d'horreur et fiction politique. Avec Diary of the Dead, Prix de la critique au Festival de Gerardmer 2008, le cinéaste continue de s'intéresser de près à ses chers morts-vivants, pour mieux prendre le pouls de la société et de ses contemporains. Tirant le meilleur parti de sa caméra subjective, définitivement en vogue à Hollywood, Romero joue ici brillamment avec le hors-champ et confère à son long métrage une ambiance des plus oppressantes. Au-delà des terrifiantes attaques de zombies, c'est aussi le propos du cinéaste, mettant en évidence la toute puissance de l'image et notre dépendance à celle-ci, qui fera réellement froid dans le dos. Une oeuvre choc qui suscite la terreur autant que la réflexion.