
Né(e)
le 08/02/1929 à Strasbourg
Ses débuts
Claude Rich est employé de banque quand il tente avec succès le concours d'entrée du Conservatoire où il obtiendra le deuxième prix. Il est déjà célèbre dans le milieu du théâtre (La Corde, Bel Ami), quand il se tourne vers le cinéma, en 1955, avec un petit rôle dans Les Grandes manoeuvres de René Clair. C'est Jean Renoir qui le repère grâce son jeu sur les planches pour Un château en Suède, de Françoise Sagan, et lui offre alors un rôle dans Le Caporal Epinglé en 1962.
Sa carrière
Dans les années 60, Claude Rich se voit confier des rôles secondaires dans de grands films comme Les Tontons Flingueurs de Georges Lautner ou Une veuve en or de Michel Audiard en 1969. Il enchaînera sur quelque 30 films en dix ans ! Acteur aux multiples facettes, Claude Rich a le vent en poupe : tout en continuant à jouer et à écrire pour le théâtre, il s'inscrit comme un incontournable du cinéma d'auteur avec La Mariée était en noir de François Truffaut. A trois reprises, Alain Resnais lui confie un rôle (Je t'aime, je t'aime en 1967, Stavisky en 1973), ou encore la voix du personnage d'Arthur dans Coeurs en 2005. Alternant la comédie comme dans Oscar et le drame avec Le Crabe tambour avec Claude Brasseur, Claude Rich aime de plus en plus se confronter à des personnages passablement farfelus et imprévisibles. En 1983, il joue dans Les Mots pour le dire, de José Pinheiro, suivi d' Escalier C de Jean-Charles Tacchella. Après quelques années pendant lesquelles sa présence se fait plus discrète, il revient par la grande porte en 1993 avec Le Souper d'Edouard Molinaro, une prestation récompensée par le César du meilleur acteur. C'est la consécration. Toujours avec justesse et dans des rôles complexes, il travaille avec Valérie Lemercier (Le Derrière, 1998), Bertrand Blier (Les Acteurs) ou Ettore Scola (Concurrence déloyale, 2000). Raffiné, à la fois délicat et impitoyable, ses compositions font l'unanimité. En 2000, il est nominé pour La Bûche dans la catégorie Meilleur acteur dans un second rôle. Parfaitement à l'aise dans des registres très différents, Claude Rich rencontre Bruno Podalydes pour Le Mystère de la Chambre jaune en 2002, une association qui sera reconduite en 2004 avec Le Parfum de la dame en noir. Aux côtés de Fabrice Luchini pour Le Coût de la vie de Philippe Le Guay en 2002, et de Sandrine Bonnaire pour Le Cou de la girafe en 2003, il excelle deux ans plus tard en homme de l'ombre, dans Président de Lionel Delplanque, avec Albert Dupontel. Avec cinquante ans de carrière et plus de 70 films à son actif, Claude Rich est une véritable référence du cinéma français.