
Né(e)
le 28/04/1943 à Paris
Ses débuts
Jacques Dutronc grandit dans le 9e arrondissement de Paris, ce qui lui donne l'occasion de fréquenter assidûment les salles de cinéma des Grands Boulevards. Mais l'adolescent consacre l'essentiel de son temps à la guitare. Bientôt engagé comme assistant du directeur artistique de la maison de disques Vogue, il connaît une soudaine célébrité en 1966 grâce au succès de Et moi, et moi, et moi, un morceau qui ne lui était pourtant pas destiné. Quatre années seront ensuite nécessaires à Jean-Marie Périer, photographe et vieux complice de Jacques Dutronc, pour le convaincre d'être le héros de son premier long-métrage, Antoine et Sébastien, qu'il réalise en 1973.
Sa carrière
Jacques Dutronc devient dès lors un habitué des plateaux de cinéma, tournant plus de vingt films en dix ans. Truand dans Le Bon et les méchants du réalisateur Claude Lelouch, compagnon d'Isabelle Adjani dans Violette et François, Dutronc l'acteur incarne rapidement des personnages très éloignés de son image d'amuseur. Il apparaît ainsi dans Mado de Claude Sautet, ou dans le dérangeant L'Important c'est d'aimer du réalisateur Andrzej Zulawski en 1976. Alternant avec un rythme effréné enregistrements d'albums et tournages, il campe l'alter ego de Jean-Luc Godard dans Sauve qui peut (la vie), le film qui marque le grand retour du cinéaste en 1980. En 1984, il tourne Tricheurs de Barbet Schroeder, avant de retrouver Zulawski pour Mes nuits sont plus belles que vos jours. Mais c'est le réalisateur Maurice Pialat qui lui offre son rôle le plus important en 1991, celui de Van Gogh dans un film consacré aux derniers jours du peintre. Sa prestation étonnante de vérité lui vaut le César du Meilleur acteur. A la fin des années 90, Jacques Dutronc apparait dans les univers troubles de Nicole Garcia (Place Vendôme en 1998) et de Claude Chabrol (Merci pour le chocolat réalisé en 2000), sans toutefois dédaigner un cinéma plus populaire, comme en témoignent ses participations aux comédies Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc et Pédale dure en 2004. En 2007, il est à l'affiche de trois longs métrages : Ma place au soleil aux côtés de Nicole Garcia et André Dussollier, U.V. de Gilles Paquet-Brenner, et Le Deuxième souffle, remake du classique de Jean-Pierre Melville signé Alain Corneau.