
Né(e)
le 29/04/1930 à Dinan
Ses débuts
Enfant plutôt introverti, Jean Rochefort, à l'adolescence, se prend de passion pour la comédie. Après des études secondaires, il entre au Conservatoire où il côtoie Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Marielle, ses futurs compagnons de jeu. Il est engagé dans la troupe de théâtre Grenier Hussenot et effectue ses premiers pas au cinéma en 1956 dans Rencontre à Paris. Ensuite, les rôles s'enchaînent. A cause de son allure quelque peu « empruntée », il multiplie les films d'époque en costumes et collants, et le public le découvre au tout début des années 60 dans Le Capitaine Fracasse, Le Masque de fer, Cartouche et surtout Angélique marquise des anges et ses suites.
Sa carrière
Les années 70 et 80 changeront la donne. De film en film, Jean Rochefort se fait un nom, se spécialise dans la comédie et entame de fructueuses collaborations. Avec Philippe de Broca d'abord (Les Tribulations d'un Chinois en Chine, Le Diable par la queue), mais surtout avec Yves Robert, cinéaste avec lequel l'acteur tournera notamment les inoubliables Le Grand Blond avec une chaussure noire, Un éléphant, ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis. Déjà très populaire, Jean Rochefort connaît la consécration grâce à Bertrand Tavernier qui lui propose d'incarner l'abbé Dubois dans Que la fête commence, aux côtés de Philippe Noiret et Jean-Pierre Marielle. Un second rôle qui, en 1976, lui vaudra le tout premier César de l'Histoire. Deux ans plus tard, l'acteur fait une parenthèse dans son parcours comique avec Le Crabe tambour, le célèbre film de guerre de Pierre Schoendoerffer. Une expérience à nouveau couronnée de succès puisque son rôle lui rapporte le César du meilleur acteur et confirme que ce comédien au flegme britannique est à l'aise dans tous les registres. Touche à tout, il poursuit donc son trajet comique, allant jusqu'à mettre en vedette son trait physique le plus évident avec Le Moustachu (1987). A l'orée des années 90, il retrouve Yves Robert pour Le Château de ma mère, et entame une nouvelle collaboration avec le réalisateur Patrice Leconte qui le dirige dans Tandem, Le Mari de la coiffeuse, Tango, Les Grands Ducs, ou encore dans le cruel Ridicule où il impose une présence rare. Après avoir reçu un César d'honneur en 1999, Jean Rochefort aborde les années 2000 avec Le Placard de Francis Veber, où il campe un PDG confronté à l'homosexualité de l'un de ses salariés. Séduit par la jeune garde du cinéma français qui se retrouve dans son humour absurde et sa verve inextinguible, le comédien est à l'affiche des Clefs de bagnole de Laurent Baffie, du préhistorique RRRrrr !!! d'Alain Chabat, puis du déjanté Akoibon d'Edouard Baer. Fin 2006, il tourne dans le thriller Ne le dis à personne de Guillaume Canet, puis tient la vedette de la comédie romantique Désaccord parfait qui le voit donner la réplique à Charlotte Rampling. L'année suivante, il retrouve Guillaume Canet dans La Clef avant d'être nommé président de la 33e édition des César, aux côtés d'un maître de cérémonie qui lui voue une admiration sans faille : Antoine de Caunes.