
Né(e)
le 18/08/1964 à Villefranche-sur-Mer
Ses débuts
Alors qu'il termine des études d'art, Michel Ocelot se tourne vers le cinéma d'animation, par goût et par curiosité. But du jeu : s'exercer à des techniques diverses (pâte à modeler, papier découpé, dessin, marionnettes...) Son premier succès est un irrésistible canard du nom de Gédéon (Les aventures de..., d'après Benjamin Rabier), dont la série animée sort en 1976. Trois ans plus tard, son premier court métrage, Les Inventeurs, entièrement réalisé de dentelles de papier, est récompensé par un BAFTA à Londres. C'est le début de la grande aventure.
Sa carrière
Désormais, Michel Ocelot écrit ses propres scénarios et réalise tous ses graphismes : il est à la fois auteur, graphiste, animateur et réalisateur. D'autres courts métrages voient le jour, notamment Les Filles de l'égalité (1981), primé au festival d'Albi, Beyond Oil (1982) et La Légende du pauvre bossu, qui remporte le César du meilleur film d'animation en 1982.
Côté télévision, il lance les séries La Princesse insensible (1986), Ciné Si (1989), et en 1992, un programme intitulé Les Contes de la nuit, qui réunit trois récits. En 1987, son court métrage Les Quatre voeux est présenté en sélection officielle à Cannes. Reconnu par l'ensemble de la profession et des critiques, Michel Ocelot ne s'arrête pas là. Son premier long métrage marque un véritable tournant. La révélation pour le grand public, toutes générations confondues, vient en 1998 avec Kirikou et la sorcière, formidable succès qui poussera l'auteur à poursuivre l'aventure avec son jeune héros (Kirikou et les bêtes sauvages en 2005). Entre temps, sort Princes et Princesses (2000), une suite de six contes folkloriques narrés sur le principe du théâtre d'ombres. En plus de ses découpages et de ses techniques épurées, Michel Ocelot fait voyager son public au-delà des frontières et des époques ; costumes, architectures, coutumes locales, tout y est. Dernier exemple en date avec Azur et Asmar en 2006, une petite merveille de l'animation : pour sa réalisation, Michel Ocelot a travaillé avec Christophe Rossignon, producteur de prises de vues réelles, et se lance dans la 3D. Le tout porté par des dialogues tantôt en français, tantôt en arabe (non sous-titré) : dépaysement garanti. Le dessin animé français prend une nouvelle dimension.